
La zinguerie regroupe l’ensemble des ouvrages métalliques d’une toiture qui assurent l’évacuation des eaux pluviales et l’étanchéité aux points singuliers : gouttières, descentes, solins, chéneaux, faîtages et habillages. Le zinc reste le matériau de référence en France, mais l’aluminium et le cuivre sont également utilisés selon le budget, l’esthétique recherchée et les contraintes du bâtiment.
Réponse directe : La zinguerie désigne les ouvrages métalliques d’une toiture chargés d’évacuer les eaux pluviales et d’assurer l’étanchéité aux jonctions (gouttières, descentes, solins, chéneaux, faîtages). Elle se distingue de la couverture, qui désigne le revêtement principal du toit, et de l’étanchéité au sens large, qui couvre l’ensemble des systèmes empêchant l’infiltration d’eau dans un bâtiment.
Qu’est-ce que la zinguerie ?
La zinguerie regroupe les ouvrages métalliques façonnés et posés sur une toiture pour en assurer l’évacuation des eaux et la protection aux points singuliers. Historiquement réalisée en zinc — d’où son nom — elle recourt aujourd’hui également à l’aluminium, au cuivre ou à l’acier galvanisé selon les projets.
Sur un bâtiment professionnel, la zinguerie n’est pas un simple élément décoratif : c’est un ouvrage technique soumis à des règles de mise en œuvre précises (DTU), dont la défaillance est l’une des causes les plus fréquentes de sinistres en toiture.
Le rôle de la zinguerie dans la protection d’un bâtiment
La zinguerie remplit deux fonctions essentielles. D’une part, elle évacue les eaux pluviales collectées par la toiture vers les descentes puis le réseau d’assainissement, évitant leur stagnation ou leur infiltration. D’autre part, elle assure l’étanchéité aux points singuliers — jonctions avec un mur, une souche de cheminée, un changement de pente — qui ne peuvent pas être traités par le seul matériau de couverture.
Une zinguerie mal dimensionnée ou mal entretenue expose le bâtiment à des désordres progressifs : infiltrations, dégradation de la charpente, humidité dans les locaux inférieurs. Sur un bâtiment recevant du public ou une copropriété, ces désordres ont un impact direct sur l’exploitation et la sécurité des occupants.
Les éléments de zinguerie sur une toiture professionnelle
Gouttières et descentes d’eaux pluviales
Les gouttières collectent l’eau de pluie le long du bas de pente et la dirigent vers les descentes, qui l’acheminent jusqu’au réseau d’évacuation. Leur dimensionnement dépend de la surface de toiture collectée et de la pluviométrie locale.
Solins et bavettes
Le solin assure l’étanchéité à la jonction entre la toiture et un ouvrage vertical (mur, souche de cheminée). C’est l’un des points les plus exposés aux infiltrations lorsqu’il est mal posé ou vieillissant.
Chéneaux et noues
Le chéneau, souvent encaissé dans la construction, collecte les eaux sur les toitures à faible pente ou entre deux bâtiments accolés. La noue, quant à elle, traite la jonction entre deux versants de toiture et concentre un volume d’eau important, ce qui en fait l’un des ouvrages de zinguerie les plus techniques à façonner.
Faîtages et arêtiers
Le faîtage couvre la ligne de jonction au sommet de la toiture, tandis que l’arêtier traite les lignes obliques entre deux pans. Ces éléments combinent souvent une fonction d’étanchéité et une fonction de finition esthétique.
Habillages de rive et couvertines
Les habillages en zinc protègent les éléments de structure exposés (planches de rive, acrotères, murets) tout en supprimant l’entretien de peinture associé à un habillage en bois.
Les matériaux utilisés en zinguerie
Zinc naturel
Le zinc reste la référence française en zinguerie professionnelle. Il se travaille par soudure à l’étain, offre une durée de vie de 30 à 50 ans et développe une patine naturelle qui le protège dans le temps. Sa pose requiert un couvreur-zingueur qualifié.
Aluminium laqué
L’aluminium se profile ou se clipse sans soudure, ce qui accélère la pose sur les chantiers de grande longueur. Il se décline en plusieurs coloris (laqué), un atout pour s’harmoniser avec une façade ou une charte visuelle d’enseigne, et résiste bien aux ambiances urbaines et industrielles.
Cuivre
Le cuivre est le matériau haut de gamme de la zinguerie, avec une durée de vie pouvant dépasser 50 ans. Il reste réservé aux bâtiments patrimoniaux ou aux projets où l’esthétique et la longévité priment sur le budget initial.
Inox et acier galvanisé
Moins courants en zinguerie de toiture classique, l’inox et l’acier galvanisé sont parfois utilisés pour des ouvrages spécifiques exposés à des contraintes particulières (environnement industriel corrosif, contraintes mécaniques).
Zinguerie et étanchéité : deux métiers complémentaires

La zinguerie et l’étanchéité sont souvent confondues, mais elles répondent à des logiques différentes. La zinguerie traite l’évacuation des eaux et l’étanchéité ponctuelle aux points singuliers d’une toiture en pente ou d’une couverture métallique. L’étanchéité, au sens des membranes et systèmes multicouches, s’applique en priorité aux toitures-terrasses et aux ouvrages plans.
Sur un même bâtiment, les deux interventions se combinent fréquemment : une toiture-terrasse comporte à la fois un complexe d’étanchéité en membrane et des ouvrages de zinguerie (relevés, couvertines, évacuations). Faire intervenir un seul prestataire maîtrisant les deux métiers évite les zones de responsabilité mal définies entre corps de métier.
Pourquoi confier la zinguerie à un professionnel qualifié
Une zinguerie mal posée peut compromettre l’ensemble de l’étanchéité d’un bâtiment, même lorsque la couverture principale est en bon état. Un professionnel qualifié garantit :
- Un dimensionnement adapté à la surface de toiture et à la pluviométrie régionale.
- Une mise en œuvre conforme aux DTU applicables (DTU 40.5, DTU 40.41).
- Un choix de matériau cohérent avec la durée de vie attendue et les contraintes esthétiques du bâtiment.
- Une continuité technique avec les autres ouvrages de toiture (couverture, étanchéité, isolation).
Conclusion
La zinguerie est un ouvrage technique à part entière, dont la qualité conditionne directement la durabilité de l’ensemble de la toiture. EGE IDF accompagne les syndics, gestionnaires et collectivités en Île-de-France dans le diagnostic, la pose et l’entretien des ouvrages de zinguerie, en cohérence avec leurs projets de couverture et d’étanchéité.
Normes & référentiels applicables
- DTU 40.5 (travaux d'évacuation des eaux pluviales), DTU 40.41 (couvertures en feuilles et bandes métalliques), NF EN 612 (gouttières et tuyaux de descente). La zinguerie relève de la garantie décennale dès lors qu'elle participe à l'étanchéité de l'ouvrage.
